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Le Christ en croix avec personnages du Calvaire

  • Cote :

    OAP/42

  • Dates :

    [1640]

  • Format :

    Dimensions : 130x96,5 cm

    Genre/Carac. phys. : huile sur toile

  • Biographie ou historique du producteur :

    C'est une représentation de Crucifixion certes classique dans sa construction le Christ au centre, très haut par rapport aux autres personnages disposés de par et d'autre de la croix mais qui possède une très forte expressivité. On pourrait dire de cette scène qu'elle est construite de manière dramatique, au sens théâtral du terme.

    Le décor, minimaliste, avec quelques éléments qui apparaissent au registre inférieur, consiste principalement en un ciel sombre et lourd. Si bien évidemment, cette obscurité est conforme à la scène représentée par rapport au Texte («La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre [...]», Marc, 15, 33-34), elle participe aussi de l'effet dramatique de l'ensemble, tout en permettant aux personnages représentés de mieux se détacher.

    Ces derniers sont presque des acteurs de tragédie: leurs gestes et attitudes sont évidents et plein d'emphase, et ils communiquent à grand renfort d'échanges de regards puissants. Ceux-ci font d'ailleurs la circulation du tableau: en dehors de Marie-Madeleine (que l'on identifie par cette position de pénitente) dont les yeux errent dans le vague, comme si elle était perdue, la Vierge concentre tous les regards et permet d'aller d'un personnage à l'autre.

    Jusqu'à la figure du Christ, dont le corps blafard apparaît pourtant illuminé d'une lueur vive. La grande tension de ce corps exprime pleinement le sacrifice rédempteur: violent, douloureux, et en même temps d'une beauté universelle. Point culminant de toute la tension de la scène et donc du tableau , le regard entre la Vierge et son fils vient rappeler d'une manière poignante l'un des principes fondateurs du christianisme, au centre des préoccupations artistiques nées de la Contre-Réforme. Finalement plus précieuse que l'idée d'une force divine infinie, c'est celle d'un dieu qui se fait homme, le mystère de l'Incarnation que l'artiste choisit de retenir. Et plus que dans le corps ici crucifié, c'est dans ce regard que surgit, au devant du monde, l'humanité du Christ.

  • Historique de la conservation :

    Classé monument historique par arrêté du 9 février 1999.

    Restauré en 1998.

  • Modalités d'entrée :

    Provient de l'église Saint-Germain, retrouvé dans une soupente au dessus du chœur de l'église en mars 1996.

  • Autres données descriptives :

    D'après Simon Vouet ?

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