Peintures anciennes

Ci-dessous une sélection de notre inventaire des oeuvres anciennes du fonds municipal.

Pour découvrir plus d'oeuvres, cliquez ici.

 

 

 

La transverbération de Sainte Thérèse

La transverbération de Sainte-Thérèse

[ca. 1660]

huile sur toile

142 x 108 cm

OAP/18

 

- See more at: http://patrimoine.ville-pantin.fr/naoadmin/cms/t8/p33#sthash.NNn9AHuj.dpuf

[ca.1660]

huile sur toile

142 x 108 cm

OAP/18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   François Schommer

   La défense de Pantin en mars 1814

   1889

   huile sur toile marouflée

   OAP/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1886, le Conseil général du département de la Seine lance un concours public pour la décoration du nouvel hôtel de ville de Pantin. François Schommer en est le lauréat. Il réalise pour la salle des fêtes (aujourd'hui salon d'honneur) La défense de Pantin en 1814, qui occupe tout le grand panneau mitoyen de l’escalier tandis que les panneaux du Passé et de l’Avenir encadrant celui de l’Espérance décorent les caissons du plafond.

 

Ces trois allégories ainsi que la grande scène historique exploitent la veine patriotique. Le contexte historique est celui des guerres de la Révolution et de l’Empire de 1792-1815 et de leurs coalitions. En 1813 est conclue la sixième coalition entre la Russie, la Prusse, le Royaume-Uni, la Suède et l’Autriche qui donnera lieu à la campagne de France en 1814 ; malgré le génie militaire de Napoléon Ier l’invasion de la France commence dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, Paris est amenée à capituler le 30 mars 1814 et l’empereur doit abdiquer le 6 avril.

La toile de Pantin illustre la bataille du 30 mars, dernière résistance héroïque à l’invasion totale du territoire.

 

Les décors de l'hôtel de ville sont inscrits sur l'inventaire supplémentaire à la liste des Objets mobiliers classés parmi les Monuments historiques depuis 1986.

 

Découvrez d'autres décors de l'hôtel de ville : 

La Magistrature s'inclinant devant la Paix / L'avenir / Espérance / Le glorieux passé / Scène allégorique / La demande en mariage

 

 

 

   Artiste inconnu

   La Sainte Famille

   école française du XVIIe siècle

   huile sur toile

   131 cm x 93,5 cm

   OAP/16

 

 

 

 

 

 

 

Cette Sainte Famille se rattache à l'esprit de la Contre-Réforme catholique et porte toutes les pensées de l'optimisme chrétien de la période. Elle tient au style d'un maître connaissant les compositions de Jacques Stella, le luminisme de Simon Vouet dans sa période la plus baroque et plus encore les modèles bolonais circulant par la gravure.

Les représentations de la Sainte Famille, nombreuses, font généralement la part belle à l'expression de moments simples, plutôt heureux. On y perçoit l'amour et la bienveillance que Joseph et Marie portent à leur fils. Cependant, d'une simple scène familiale, le tableau devient une vision prophétique qui nous rappelle que tout est déjà écrit. Symbole du sacrifice futur du Christ pour le rachat des hommes, le clou est désigné par Jésus lui-même, qui s'en saisit et le montre du doigt.

Le visage tranquille de Marie indique qu'elle sait ce qui arrivera, qu'elle l'accepte et qu'elle a confiance. C'est bel et bien ce message que l'artiste cherche à transcrire, à destination du fidèle : un message de confiance et d'humilité face à la foi chrétienne.

 

 

 

   Paolo Gerolamo Piola (attribué à)

   Saint Sébastien soigné par Irène

   fin du XVIIe siècle

   huile sur toile

   132,5 cm x 99 cm

   OAP/41

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous l'apprend la Légende dorée de Jacques de Voragine, Sébastien, capitaine de la garde prétorienne (l'armure qu'il tient à la main nous le rappelle), est accusé de traîtrise et condamné à être criblé de flèches lorsque l'empereur Dioclétien apprend qu'il est chrétien.

Ici, Sébastien, nu, est encore assis sur ce qui fut le lieu de son premier martyre. Il est toujours attaché au tronc du supplice. Penchées sur lui, deux femmes, dont Irène, le soignent et s'apprêtent à ôter la dernière flèche à être fichée dans ses chairs. Cette scène commence à apparaître comme sujet autonome de représentation à partir du XVIIe siècle. Auparavant, on la voyait surtout dans les prédelles accompagnant l'image du saint criblé de flèches. Georges de La Tour en fit un tableau célèbre, aujourd'hui visible au Louvre.

Ici, le style italien se décèle dans le traitement du corps du martyr. En pleine lumière, à la musculature rebondie, il possède quelques accents maniéristes.

Tableau de dévotion, ce Saint Sébastien soigné par Irène nous montre ce miracle qui conduit un personnage à passer outre la douleur de ses blessures pour permettre la continuité de la foi chrétienne. Et c'est là tout l'enjeu de ce jeune corps, à la beauté rayonnante.

 

Cette œuvre a été classée Monument historique au titre Objets en 1999.

 

 

 

   Artiste inconnu

   Le Christ en croix avec personnages du Calvaire

   [1640]

   huile sur toile

   130 cm x 96,5 cm

   OAP/42

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le thème de la crucifixion est très présent dans la peinture religieuse occidentale. Dans les premiers siècles, la scène est représentée uniquement de manière symbolique. Ce n'est qu'à partir du VIe siècle que l'on voit apparaître les premières représentations du Christ en croix.

Le XVIe siècle est marqué par le mouvement de la Contre-Réforme catholique qui s'oppose à la Réforme protestante. Des indications strictes sont données aux artistes par le clergé afin que leur œuvres soient conformes à l'esprit de la Contre-Réforme, notamment mettre l'accent sur la dignité des personnages et non plus seulement sur leur souffrance. Ainsi, la Vierge doit se tenir droite au pied de la croix et ne plus s'évanouir comme dans les siècles précédents. Pour une lecture plus directe de la scène, une réduction du nombre de personnages est recommandée : seuls les principaux seront représentés (le Christ, la Vierge, saint Jean et les saintes femmes), ce qui est le cas dans le tableau de Pantin.

Cette œuvre possède une très forte expressivité et le regard entre la Vierge et son Fils vient rappeler d'une manière poignante l'un des principes fondateurs du christianisme, au centre des préoccupations artistiques nées de la Contre-Réforme. Finalement plus précieuse que l'idée d'une force divine infinie, c'est celle d'un dieu qui se fait homme, le mystère de l'Incarnation que l'artiste choisit de retenir. Et plus que dans le corps ici crucifié, c'est dans ce regard que surgit, au devant du monde, l'humanité du Christ.

Cette œuvre a été classée Monument historique au titre Objets en 1999.

 

 

 

Découvrez d'autres oeuvres restaurées présentes dans le fonds d'art de la ville :

Christ en croix / Saint Jean à Patmos / Saint Vincent de Paul apparaissant aux pauvres et à une fille de la Charité / Saint François de Sales écrivant l'introduction à la vie dévote