Samedi 11 décembre 1915
Le 11/12/2015 à 11h40 par Eugénie Lutz

Je termine à l'instant, À Rebours de Huysmans. Il m'est difficile de dire si je l'ai aimé ou pas. L'écriture y est superbe mais l'intrigue absente. Le monde de Des Esseintes, son héros, m'est détestable, si étranger qu'il m'a semblé visiter un pays éloigné alors même qu'il fait référence plusieurs fois à Pantin. J'ai noté dans mon carnet de lecture tous les passages sur ma chère ville. J'ai relevé en particulier ses allusions aux fragances exhalées par les parfumeries pantinoises, concurrentes de celles de la Côte d'Azur . « En plein mois de novembre, à Pantin, rue de Paris, le printemps persiste et voici que je ris, à part moi, des familles craintives qui, afin d’éviter les approches du froid, fuient à toute vapeur vers Antibes ou vers Cannes ». J'ai ri moi aussi à ce passage, car ce matin rue Jean-Jaurès, mon odorat a été troublé par l'odeur moins suave du fumier qui a vaincu celle des fumées d'usines.

Il n'est pas rare, en effet, que dans les cours on élève des porcs. Ainsi, une connaissance de café de Marie, Monsieur Théry, a été condamnée il y a quelques mois pour élevage de porcs sans autorisation dans une baraque dans la zone des Quatre-Chemins.

 

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